Que penser des Bleues à l’entame de cet Euro ?

By
Updated: juillet 11, 2013
BINI

« Un mal pour un bien » c’est avec ces mots que Bruno Bini a entamé sa conférence de presse d’après match, samedi soir après la défaite 2-0 de l’Equipe de France à Angers face à l’Australie. Loin d’être inquiétant , ce revers a au moins le mérite de tirer le signal d’alarme. Les yeux rivés vers la finale du 28 juillet, l’entraîneur tricolore ne semble pas inquiet et nous livre son ressenti sur l’ensemble de la préparation des bleues pour cet Euro.

  • Un manque d’efficacité criant

Là-dessus, Bini apparaît catégorique quand on lui reproche le manque de réalisme de ses filles : « On fera le point à la fin de la compétition. » Ventant les mérites de ses buteuses qui ont marqué tout au long de la saison ainsi que lors des matchs amicaux face à la Finlande (3-0) et la Norvège (1-0), il ne demeure pas inquiet même si son agacement commençait petit à petit à se faire sentir, en démontre sa dernière affirmation assez sèche lorsqu’un journaliste le relance sur le sujet : »Elles vont marquer !« . Il a aussi souligné que c’était « la première fois que la France en prend et n’en marque pas » et mis en avant les performances de deux de ses attaquantes, à savoir « Marie-Laure Délie : 50 sélections, 35 buts ou encore Elodie Thomis qui est pour lui « l’une des meilleures buteuses du championnat de France. »

  • Une fatigue présente avant le début de l’Euro

Usées physiquement, les filles ont peut-être payé sur le dernier match l’ensemble de la préparation de l’euro, ajouté à leur longue saison en club. C’est pourquoi le staff de l’équipe de France s’est engagé à être à leur écoute en ce début de semaine. C’est d’ailleurs cette fatigue qui explique « le manque de justesse contre l’Australie » selon Bruno Bini, qui rappelait également qu’il « ne préparait pas le match de l’Australie mais bel et bien l’Euro du 10 au 28 juillet« .

  • La force d’un groupe solidaire

Ce n’est pas la défaite aujourd’hui qui va menacer l’Equipe de France et la mettre en péril. Comme l’explique Bini, « le pire aurait été de faire un mauvais match et de gagner« ; car il faut aussi le dire, les bleues ont maitrisé ce match de la tête au pied. À la fin du match face à l’Australie, toute l’équipe s’est rassemblée autour de l’entraîneur qui a rassuré tout le monde laissant la vision d’un groupe soudé et solidaire. Ce revers concédé à trois jours de l’Euro n’est rien de plus qu’un faux pas pour les bleues qui gardent la tête sur les épaules.

Crédit photo : Eurosport.fr